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Started in 2024, The Molting Season series marks a new stage in the evolution of Juliette Clovis’s work.​ While retaining the porcelain scales that have become her signature, she moves away from volume to return to the wall with a series of porcelain tapestries composed of thousands of scales—biscuit-fired, glazed, or coated with precious metals—each individually fixed onto large cotton canvases. A true meeting of two seemingly incompatible worlds—textile fluidity and ceramic rigor—these tapestries form skins in constant motion, where mineral rigidity blends with the softness of fabric.

The Molting Season speaks to all forms of transformation found in nature. The thousands of scales naturally evoke reptilian skins and their fascinating process of shedding, but one can also discern the branching of winter trees laid bare after the autumn loss of their leaves, or imagine the striped patterns of large felines regenerating their coats, as well as the shifting of colors through the seasons or at dusk. These endless cycles echo our own inner cycles. Movement lies at the heart of this work: its folds, its twists, its suggestion of breath—all are, for the artist, a way of making the living visible, of conveying life and its motions.

Démarrée en 2024, la série The Molting season marque une nouvelle étape dans l’évolution du travail de Juliette Clovis. Tout en conservant les écailles de porcelaine devenues signature, elle s’émancipe du volume pour regagner le mur avec une série de tapisseries de porcelaines composées de milliers d’écailles fixées une à une sur de grandes toiles de coton. Véritable rencontre entre deux mondes à priori incompatibles ; la fluidité textile et la rigueur céramique, ces tapisseries forment des peaux tout en mouvement dont la rigidité minérale se fond à la souplesse du tissu.

 

The molting season - la saison des mues, parle de toute les formes de transformation que l’on peut trouver dans la nature. Les milliers d’écailles évoquent bien évidement les peaux reptiliennes et leur fascinant processus de mue, mais on peut également voir apparaitre dans ces tapisseries les ramifications des arbres dénudés de l’hiver après la perte automnale de leurs feuilles, ou imaginer les lignes tigrées des grands félins régénérant leurs fourrures, ou la transformation des couleurs aux fils des saisons ou au passage du soir; tous ces cycles sans fin qui nous rappellent à nos propres cycles intérieurs. Le mouvement est au coeur de ce travail. Plis, torsions, suggestion du souffle, c’est pour l’artiste une manière de rendre visible le vivant, de faire ressentir la vie et ses mouvements.

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